J’ai l’impression que dans le pire des cas, le terme « science-fiction » évoque un genre facile, au goût parfois douteux. Dans le meilleur des cas, il fait souvent songer à la trilogie — je refuse d’admettre l’existence d’une certaine suite-qui-vient-avant — décrivant les exploits d’un hippie du futur, fils d’asthmatique, capable de faire léviter les objets qui l’entourent, et cela sans acide s’il-vous-plaît. Ou peut-être aux torsions encuirées d’un technophile amateur ayant développé à l’extrême le syndrome du port de lunettes noires en intérieur. Ne vous méprenez pas, je porte toute l’admiration due à certains éléments des oeuvres de George Lucas et des frères Wachowski. Et puis au fond,…
» lire la critique de Stanislas Lem – Solaris (1961)